Le blog de la Fondation Aidara Cherif

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Buts de la Fondation Aïdara Cherif

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jeudi 14 mai 2015

Œuvrons ensemble pour un vrai développement de l'Afrique - Solutions pour empêcher le départ des Africains vers l'Europe

Interview du Président de la Fondation AÏDARA CHERIF (Union pour l'éradication de la pauvreté en Afrique), Monsieur Yancouba AÏDARA __ Nous avons demandé au Président de la Fondation, Chérif Yancouba AÏDARA, engagé dans la lutte contre la pauvreté en Afrique depuis près de 20 ans, de commenter les chiffres suivants et de nous faire part de son point de vue sur les causes et les solutions à apporter en matière de développement du continent africain. (Par le bureau Europe de la FAC)__

D'abord quelques chiffres bruts, actuellement, un migrant meurt toutes les deux heures en mer. Plus de 22 000 migrants ont perdu la vie depuis l'année 2000, soit une moyenne de 1500 par an. Depuis le début de 2015, donc en l'espace de quatre mois, 1776 personnes ont péri en tentant de traverser la Méditerranée pour atteindre l'Europe. La plupart d'entre eux viennent du continent africain.

Maintenant d'autres chiffres, Les 80 personnes les plus riches au monde cumulent une richesse équivalente à celle des 50% les plus pauvres de la planète, soit 3,5 milliards de personnes (rapport OXFAM 2015). Les quatre cinquièmes des habitants les plus pauvres de la planète survivent avec seulement 5,5% de la richesse produite dans le monde. La fortune de ces 80 personnes a augmenté plus rapidement que ce que possède le reste du monde, ce qui signifie que l'écart entre les très riches et les plus pauvres ne cesse de se creuser. Il est probable qu'en 2016, la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches dépassera les 50%. En d'autres termes, 1% des plus plus riches posséderont plus de richesses que l'ensemble des habitants de la planète (les 99% restants).

Q: Monsieur le Président, est-ce que ces chiffres, ajoutés à votre longue expérience dans la lutte contre la pauvreté et à votre connaissance du terrain, vous autorisent à rester optimiste, en particulier sur l'avenir de l'Afrique?

D'abord, je suis un homme de foi, foi en Dieu avant tout, mais aussi foi en la vie, en l'homme en général, en soi-même.

On ne peut pas avancer et on ne peut rien faire avancer en ce monde si on ne croit en rien. C'est comme si vous viviez sans anticorps. Il serait alors impossible de lutter contre les maladies. Sans croyance, on finit par s'étioler en sombrant dans la tristesse. J'ai toujours pensé que lorsqu'on s'engage dans quelque chose, quel que soit le domaine, il faut aller jusqu'au bout, jusqu'à la réalisation de son objectif. J'ai créé cette Fondation en 1998 pour aider les autres. Cela fait 19 ans que je me bats pour améliorer concrètement le quotidien de tous ceux qui croisent mon chemin et, il arrive parfois que le destin d'une personne, et conséquemment, de toute une famille, prenne une nouvelle direction, beaucoup plus favorable, si on lui donne l'opportunité, par exemple, d'étudier ou de créer sa propre petite entreprise. Pour moi, il n'y a pas de plus grande joie que de tendre la main, de partager avec ceux qui en ont besoin. L'égoïsme n'a jamais rendu les humains heureux et épanouis. Regardez autour de vous! (rires). Notre Fondation a pour appellation «Union pour l'éradication de la pauvreté en Afrique» ce qui indique clairement son objectif.

La pauvreté est la plus dangereuse de toutes les maladies parce qu'elle engendre tous les maux qui frappent les hommes. L'ignorance, la corruption, les maladies physiques, telle celle causée par le virus Ebola, la violence, les guerres prennent racine dans la misère. C'est dans la lutte contre cette maladie mortelle majeure qu'est la misère que le monde entier devrait concentrer ses forces. Nous, nous avons donc toujours pensé qu'il était possible de la supprimer. Et pourtant, nous ne sommes pas de doux rêveurs. Derrière les chiffres que vous me présentez, il y a des vies d'hommes, de femmes, la plupart du temps jeunes, d'enfants aussi, toutes prématurément interrompues.

Combien de dons, de talents, de capacités à jamais retournés au néant, combien d'écrivains, de musiciens, d'acteurs, de sportifs en devenir, de Fatou Diome, d'Alain Mabanckou, de Stromae, d'Omar Sy, de Patrick Viera, de Marcel Desailly, engloutis à jamais avec tous leurs espoirs alors qu'ils auraient pu enrichir l'Europe de leurs qualités et de leurs aptitudes hors du commun.

Quant aux autres chiffres, il est certain qu'ils sont le signe d'une fuite en avant qui n'a plus de sens, plus aucune rationalité. Après tout, les 80 personnes qui ne cessent d'accumuler des richesses sont, elles aussi, mortelles! Elles ne sont pas fondamentalement différentes des milliards d'êtres humains que l'on veut condamner à demeurer dans la pauvreté.

Si les quelques hommes les plus puissants de la planète n'ont plus le sentiment d'appartenir à l'humanité, nous nous dirigeons vers les pires dérives que l'Histoire ait produites. Si seuls quelques-uns ont accès à l'éducation, à la santé, à l'alimentation saine, à l'air non pollué, à l'eau potable, tandis que l'autre catégorie, celle des plus pauvres, est, par avance, condamnée à mourir, comment dans ces conditions pouvons-nous parler de bonheur et d'ordre juste? Qui peut accepter cette situation? Il ne peut y avoir de bonheur sans un partage et une redistribution des richesses.

L'ex Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui préside maintenant le groupe «Africa Progress Panel», a déclaré que «l'Afrique est un continent d'une grande richesse, alors pourquoi la part de l'Afrique dans la malnutrition et les décès d'enfants à l'échelle mondiale augmente-t-elle si vite? Parce que les inégalités altèrent le lien entre la croissance économique et les améliorations en matière de bien-être». Le rapport 2013 sur les ressources minières en Afrique souligne que la plupart des pays du continent, très riches en ressources naturelles, laissent pourtant les pauvres au bord du chemin. Pourquoi?

Des fortunes colossales se bâtissent sur l'or, les diamants, le pétrole, qui sont, il faut le souligner, des biens communs, alors que dans le même pays, les enfants continuent à mourir de faim. Le même rapport évoque une caste corrompue qui place son argent à l'étranger. On estime à 50 milliards de dollars US les sorties de capitaux illicites, plus que l'ensemble des dépenses de santé du continent. Sans une prise de conscience de l'élite africaine, sans un changement radical quant au sentiment d'appartenir à un même peuple, les enfants des bidonvilles africains continueront à traverser les mers sur des embarcations de fortune avec l'espoir simplement d'une vie digne, dussent-ils y perdre la vie, pendant que les enfants des plus riches, eux, continueront d'être envoyés dans les meilleures universités du monde.

L'écrivain français du 19ème siècle, Ernest Renan, disait que ce qui fait une nation c'est d'avoir souffert et espéré ensemble et que «la souffrance en commun unit plus que la joie».

Oui, il est sain de souffrir ensemble, plutôt que de vivre dans un luxe et une opulence inouïs, loin de sa terre natale et de son peuple, pendant que les vôtres meurent dans des naufrages, ou bien, lorsqu'ils parviennent à survivre, subissent des maltraitances, et cela uniquement parce qu'ils sont pauvres, alors que les pays qu'ils quittent, leurs propres pays, sont riches, immensément riches en ressources naturelles. «Une nation est une âme, un principe spirituel», voilà ce que dit l'auteur français. Ceux qui sont en charge de la destinée des peuples africains devraient y réfléchir avant d'acheter des dizaines de propriétés et de placer de l'argent à l'étranger...

Q: Mais est-ce que vous ne pensez pas que les responsabilités sont multiples?

Bien sûr. Notre continent est si riche en ressources naturelles que tous les plus gros requins sont là (rires). Le pétrole, le gaz, le cuivre, le cobalt, le fer, la bauxite, le charbon, l'uranium etc. Nous avons tout. Les grands groupes étrangers s'en donnent à cœur joie.

Selon le rapport sur les progrès en Afrique, la RDC, qui possède les plus grandes richesses minérales du monde, est un eldorado pour les investisseurs étrangers, qui enregistrent leurs sociétés dans des centres offshore, souvent aux Îles Vierges britanniques, ce qui engendre des pertes considérables pour les finances publiques. Le gouvernement de RDC se fait avoir sur les ventes de concessions aux investisseurs étrangers. Le rapport précise qu'«entre 2010 et 2012, la RDC a perdu au moins 1,36 milliard de dollars de recettes provenant de la sous-évaluation des actifs miniers vendus aux sociétés offshore». Concrètement, c'est la population qui en pâtit. Il y a en RDC 7 millions d'enfants non scolarisés et l'un des taux de malnutrition les plus élevés au monde. Imaginez ce que l'on aurait pu faire avec cet argent.

Et ce n'est sans doute qu'une petite partie de la totalité des pertes réelles. Une commission parlementaire a estimé que pour la seule année 2008, le gouvernement de RDC avait perdu 450 millions de dollars «en raison d'une mauvaise gestion, de la corruption et de politiques fiscales déficientes». Dans ce même pays, 17 enfants sur 100 n'atteignent pas leur cinquième anniversaire et sur 11,8 millions d'enfants de moins de 5 ans, presque la moitié souffrent de retards de croissance. Comment peut-on se croiser les bras devant une telle situation? __ Q: Alors, Monsieur le Président, que faudrait-il faire selon vous et que pensez-vous des solutions apportées, notamment par l'Union européenne?__

D'abord, ce que l'Union européenne ne doit pas faire, c'est utiliser la violence contre ceux qui veulent tout simplement vivre décemment. J'entends parler de destruction de bateaux, d'opérations militaires. S'il y a une guerre à mener, c'est contre la pauvreté. Les pauvres ne sont pas nos ennemis. Ce ne sont pas des criminels non plus. Même si on les tue par milliers, et d'une certaine manière, c'est le cas aujourd'hui, tant qu'il y aura cette misère en Afrique, rien n'empêchera les jeunes de tenter l'aventure de l'exil vers l'Europe.

Heureusement, il reste des hommes d'honneur, comme, par exemple, l'amiral italien Donato Marzano qui a déclaré à l'AFP qu'il continuerait à intervenir pour sauver les gens en mer

«Je suis un marin qui a passé 20 ans sur des bateaux. Si je trouve un bateau à la dérive, je suis désolé, mais je ne fuis pas. J'interviens pour sauver les gens en mer. Je ne sais pas si cela reflète ma culture italienne, mais je sais à coup sûr que c'est du droit international».

On a envie de crier «Vive l'Italie!» (rires). En tout cas, ça réchauffe le cœur. Les ministres européens, quant à eux, pensent avoir trouvé la solution, ils viennent de tripler le budget de l'Agence de contrôle des frontières extérieures de l'Europe (Frontex), soit 114 millions d'euros, environ 9,5 millions d'euros par mois. C'est de l'argent que l'Europe aurait pu investir plus judicieusement en Afrique pour créer des emplois, à la fois en Europe et en Afrique, dans des partenariats gagnant/gagnant. A regarder ce qui se passe, les décisions prises au plus haut niveau européen, on peut se demander s'il y a une réelle volonté de s'occuper des populations, qu'elles soient européennes ou africaines. Il devrait d'ailleurs y avoir plus de solidarité chez les populations victimes de la pauvreté organisée. Par exemple, on sait que l'évasion fiscale est aujourd'hui mondiale, c'est du moins ce qu'affirme le rapport de Monsieur Annan . Tout le monde triche, je parle des plus riches bien sûr.

Or, les États ont besoin que les entreprises participent à leur fonctionnement. Or, plus les entreprises sont riches, moins elles participent à la caisse commune. L'égoïsme encore et toujours! L'Afrique est malheureusement un «paradis» pour les entreprises tricheuses. La plupart des gouvernements africains n'ont pas une administration suffisamment performante pour contrôler les entreprises étrangères et prélever des impôts en proportion de leurs bénéfices. On parle de pertes moyennes annuelles de 38 milliards de dollars, c'est plus que la totalité de l'aide au développement perçue par le continent. Qui aura le courage de remettre, ne serait-ce qu'un peu d'intégrité dans tout ce fatras d’iniquité économique? Je ne le sais pas, car il faudrait vraiment un grand courage.

Q: A court terme, que peut-on faire pour sortir les populations africaines de cette misère dont elles ne sont pas responsables?

Le jour où ce que l'on va actuellement chercher en Europe se trouvera en Afrique, plus personne ne bougera.

L'Afrique est magnifique! Il faut donc attirer les investissements en Afrique dans le cadre de partenariats équitables en privilégiant l'économie sociale et solidaire.

Les idées de développement ne manquent pas. Elles viennent souvent de la société civile. Les gouvernements devraient être davantage à l'écoute des associations, Fondations, ONG qui ont de vrais projets de développement pour l'Afrique. Les instances de l'Union européenne devraient aussi apporter plus de soutien aux initiatives des organisations africaines non étatiques. L'environnement doit être préservé. Nous ne sommes pas obligés d'imiter les modèles de développement qui, ailleurs, ont complètement détruit la nature. Il faut développer les énergies renouvelables, surtout solaire, il faut développer l'agriculture biologique à grande échelle, le tourisme vert, l'aquaculture biologique. Tout ce que les Européens rechercheront bientôt se trouve en Afrique, une nature préservée (malgré les industries extractives), une nourriture saine, sans OGM (il faut résister à ceux qui nous disent que c'est bon pour l'Afrique et qui n'en mangent pas eux-mêmes), et surtout, l'esprit de partage, la solidarité, ça c'est la grande force de l'Afrique. Là où il y a un seul salaire, ce sont au moins 10 personnes qui mangent à leur faim. C'est cette solidarité qui nous a permis jusqu'à aujourd'hui d'être toujours debout malgré la misère qui nous accable. Mais il faut faire très attention aux retournements de situation tels que l'Histoire en a déjà connus de nombreuses fois! On commence déjà à entendre parler des jeunes Espagnols et Portugais qui tentent de s'installer en Afrique pour fuir le chômage qui ne cesse d'augmenter dans leurs pays. Eux aussi cherchent à améliorer leurs conditions de vie.

Sans emploi et sans espoir d'en trouver un, ils quittent leur terre natale, comme tous ceux qui rêvent d'une vie meilleure! C'est un réflexe normal de survie. Il en sera toujours ainsi.

Ceux qui ont colonisé l'Afrique n'étaient pas nécessairement les Européens les plus riches mais ils le sont devenus chez nous! En 2011, l'Angola et le Portugal on signé un accord qui a facilité l'octroi de visas d'entrée dans les deux pays! Il y a d'ailleurs plus de Portugais en Angola que d'Angolais au Portugal! (rires). Je reviens à la nécessité de développer l'Afrique pour dissuader la jeunesse de risquer sa vie en quittant sa terre. J'ai regardé ce qui se fait ailleurs. J'ai vu que le gouvernement mexicain, confronté au problème des travailleurs qui partaient en masse vers les États-Unis, a décidé de mettre à profit cette émigration pour développer le pays d'origine. C'est ainsi qu'est né, en 1986, le programme «Deux pour un» qui est devenu par la suite «Trois pour un». Il s'agissait pour le gouvernement mexicain d'apporter une contribution de deux, puis trois dollars, pour chaque dollar transféré vers le Mexique par les associations installées aux États-Unis. Les sommes transférées par la diaspora mexicaine ont permis de financer, au Mexique, de nombreux projets d'infrastructures, eau potable, écoles, éclairage public, routes, stades, etc.

Si les associations parvenaient à rassembler suffisamment d'argent pour créer une entreprise, le gouvernement accordait un prêt complémentaire et finançait une formation pour les employés. De nombreux mexicains ont choisi de rentrer travailler chez eux puisqu'ils y avaient créé leur entreprise. Cet exemple montre que si les dirigeants ont la volonté de développer leurs pays, on peut toujours trouver des solutions. Il suffit d'être à l'écoute des populations, surtout des jeunes qui, bien souvent, ont de multiples projets pour rendre leurs villages leurs régions, leurs pays prospères. __ Il faut miser sur l'intelligence collective, sur la coopération plutôt que sur la compétition et la concurrence. Il faut miser sur le partage, et non sur l'individualisme.__

Les élites de tous pays seront de moins en moins en paix si elles ne sont pas attentives à cette aspiration mondiale au «bien-vivre», comme disent les Américains du Sud, cette envie légitime de bonheur dans des sociétés plus humaines. L'Afrique est effectivement un continent émergent en pleine croissance, mais ce sont les Africains qui doivent maintenant bénéficier de ce développement. On doit avant tout penser aux êtres humains, toujours et partout.

Monsieur le Président, je vous remercie pour cette analyse.

(Propos recueillis par le Bureau FAC Europe)

mardi 28 janvier 2014

Vœux du président de la Fondation pour l'année 2014

Agriculture vivrière dans le village de Tobor

L'année 2013 a vu naître le commencement de la concrétisation de notre programme d'implantation d'éco-villages en Afrique de l'Ouest. Grâce à notre partenariat avec l'association SOS Environnement, plusieurs hectares ont été plantés à Tobor (Sénégal ) selon les règles de l'agro-écologie.

2014 sera pour nous, plus que jamais, l'année de l'action.

La Fondation continuera de travailler et d'agir, comme elle le fait depuis dix-huit ans, pour le bien-être des populations et pour la préservation et la valorisation de la biodiversité des régions d'Afrique. Nous sommes sur le bon chemin. Mais nous avons encore de nombreux combats à mener. Il reste beaucoup à faire.

Nourrir, éduquer, soigner,

la Fondation poursuivra cette année le triple objectif qu'elle s'est fixée depuis son origine. Les éco-villages comprennent des systèmes éducatif et de santé ainsi qu'un projet culturel qu'il nous faudra mettre en œuvre. Ces futures réalisations créent beaucoup d'espoir et rassemblent des femmes et des hommes de tous horizons et des quatre coins du monde, motivés par des actions tangibles au bénéfice des habitants des régions isolées.

La clé de la réussite, j'en suis convaincu, c'est la solidarité, c'est l'entraide, c'est la fraternité.

Il est urgent de changer le monde, mais il faut commencer par soi-même, en évitant le repli sur soi et en se tournant vers les autres dans un esprit d'ouverture. C'est un dessein ambitieux capable de réunir et de susciter l'espérance. En cette nouvelle année, je forme des vœux pour la paix, pour la tolérance et la générosité.

La Fondation reste mobilisée contre la faim

et pour l'amélioration concrète des conditions matérielles d'existence des populations. J'espère que de nombreux partenaires s'engageront à nos côtés pour nous soutenir dans ce combat, et que le village de Tobor deviendra un modèle de développement économique, social et culturel dans le respect de l'environnement.

Il nous est aujourd'hui possible (…) de créer une société nouvelle, où chacun aura les moyens de réaliser ses aspirations et de vivre au niveau de ses potentialités, où il y aura des citoyens capables d'être à la hauteur d'idéaux et de valeurs partagés, et une collectivité qui traitera notre planète avec le respect qu'à long terme elle va certainement exiger. Toutes ces occasions sont là. Le danger réel, aujourd'hui, est de ne pas les saisir.

Joseph E. Stiglitz (prix Nobel d'économie en 2001)

Soyons unis et solidaires. Saisissons dès aujourd'hui ces opportunités d'initier une ère nouvelle. Puisse 2014 marquer le début d'une prise de conscience sur tous les continents, de la nécessité d'un changement radical.

Chérif Yancouba AÏDARA

samedi 22 décembre 2012

Voeux du président de la Fondation pour l'année 2013

Cherif Yancouba aà la radio

En ces temps d'espérance que constitue une nouvelle année, je pense en premier lieu à tous ceux qui, partout dans le monde, souffrent parce qu'ils ont faim, parce qu'ils n'ont pas les moyens de se faire soigner ou d'envoyer leurs enfants à l'école, A tous ceux qui sont victimes, non pas de l'injustice de la vie, mais de celle des hommes, et je forme des vœux pour que chacun prenne conscience que le seul bon chemin est celui de la solidarité

- entre bien portants et malades, entre jeunes et vieux, entre actifs et chômeurs, entre riches et pauvres -

car nous sommes toujours plus forts lorsque nous agissons ensemble.

La Fondation AÏDARA CHERIF continuera, quant à elle, comme elle le fait depuis plus de quinze ans, à apporter un soutien matériel à ceux qui sont sans travail et privés de l'espoir d'en trouver jamais dans leur propre pays.

L'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l'homme stipulait pourtant que « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage » et l'article 25 énonçait que « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ». Parce que nous aidons depuis plus d'une décennie précisément ceux qui n'ont droit à rien, nous avons conscience de l'abîme qui sépare la réalité du droit.

Mais, parce que l'espoir finit toujours par prendre le pas sur les faits, nous sommes également convaincus qu'il faut travailler sans relâche à insuffler davantage de justice dans les sociétés où nous vivons.

C'est pourquoi, la Fondation AÏDARA CHERIF continuera son action auprès de tous ceux qui sont écrasés et entravés par l'iniquité sociale qui prend racine dans l'égoïsme (causé par l'ignorance) des hommes. Je forme aussi des vœux pour que chacun se sente enfin réellement libre car la liberté, ce n'est pas seulement la possibilité qui serait donnée abstraitement, mais la puissance d'agir concrètement, celle de se nourrir, de se loger, de se soigner ou d'éduquer ses enfants.

Je forme des vœux pour que ceux qui dirigent les États et qui ont d'immenses responsabilités et des choix difficiles à faire, trouvent enfin des remèdes aux maux qui gangrènent les sociétés partout dans le monde, notamment la pauvreté croissante de millions de femmes et d'hommes et la destruction de l'environnement, sociétés dont ils ont ardemment souhaité prendre la charge.

Les peuples libres n'ont pas besoin d'aumône mais de travail, seul garant d'une autonomie financière, et par là, de dignité.

L'année 2013 devra être un tournant pour le continent africain, pour le Monde et nous devons agir dès aujourd'hui, main dans la main, associations, opérateurs économiques et gouvernements, pour le développement au service des plus déshérités afin que la justice sociale prenne le pas sur l'abus des profits de quelques-uns.

Œuvrons pour qu'ensemble en 2013, nous fassions reculer la misère et la faim.

J'adresse à tous, en mon nom et en celui du secrétaire général, Chérif Vieux Aïdara, des vœux de longue vie, prospérité et bonheur partagés.

Chérif Yancouba Aïdara Président-Fondateur de la Fondation AÏDARA CHERIF

mardi 27 février 2007

Les buts de la Fondation Aïdara Cherif

Union pour l'éradication de la pauvreté en Afrique.


  


Créateurs de la Fondation Aïdara Cherif, à droite, Cherif Yancouba Aïdara, président de la fondation et Cherif Vieux Aïdara, secrétaire général de la fondation Aïdara Cherif.


La fondation Aïdara Cherif a pour buts :

de développer la formation et le développement territorial en Afrique, dans les DOM-TOM et en Europe ; assistance médicale et technique ; soulager en Afrique, dans le monde rural, suburbain et urbain, les populations éprouvées par la faim, la malnutrition, la maladie, les calamités naturelles, l’analphabétisme, l’ignorance, le chomage, la détérioration de l’environnement et toutes les souffrances nées de la guerre.

Siège social : rue 8 x 23. Medina. DAKAR-SENEGAL
Code postal : 6707 Dakar - BP 3525
Téléphone
: 00 (221) 33 82 31 603
Tel / Fax : 00 (221) 33 82 32 369
Email : secretaire@(enlever_cette_parenthèse)fondationaidaracherif.org

Mobile de l'administrateur, Boubacar Samaké (langue française):
00 (221) 776 17 38 38
Mobile de l'administrateur-adjoint
, Dr. Samsidine Diao (langue arabe):
00(221) 765 83 10 24

Réunion de la fondation Aïdara Cherif : Projets 2007.

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Cette réunion avait pour objet d'étudier les dossiers de demande d'aides en provenance d'Afrique.


Objectifs prioritaires :

  • 1- Réparation des bateaux de pêcheurs du village de Cayar, Senegal : Moteurs, filets, coques des barques.
  • 2 - Aide aux femme des villes de Dakar et Ziguinchor, Senegal et de Ingore, Guinee Bissau : Microcrédit qui permettra de lancer une activité commerciale.
  • 3 - Aide aux paysans de Casamance, Senegal et de Guinee Bissau : Achat de tracteurs, motopompes, motoculteurs.
  • 4 - Agrandissement et construction d'écoles à Dakar, en Casamance, Ingore, Farim et Bissau en Guinee Bissau.
  • 5 - Achat d'autobus scolaires.
  • 6 - Aide à la formation des jeunes (métiers du bâtiment)
  • 7 - Aide à la rénovation des maisons de Dakar, de Casamance, de Guinee Bissau, et Gambie.
  • 8 - Soins médicaux à Dakar, Casamance, Guinee Bissau, Gambie. La Fondation aimerait construire des dispensaires dans ces régions. (Problèmes de diabète et de tension, glaucome, cataractes...)
  • 9 - Soutien alimentaire, distribution de vêtements, fourniture scolaire à Dakar, Casamance, Guinee Bissau, Gambie.
  • 10 - Aide au retour des jeunes dans leur villages. On a des cas de jeunes qui se retrouvent bloqués à Dakar, Sénégal et n'ont plus les moyens de retourner dans leur village d'origine.
  • 11- Achat de matériel sportif afin d'occuper les jeunes des villes, les détourner de la délinquance et de la drogue.


Nous avons besoin d'aides diverses. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues. Le président, le secrétaire général et ses assistants.


Siège social : rue 8 x 23. Medina. DAKAR-SENEGAL Code postal : 6707 Dakar - BP 3525 Téléphone : 00 (221) 33 82 31 603 Tel / Fax : 00 (221) 33 82 32 369


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Nous avons écrit à L'IRED. Innovations et réseaux pour le développement. Voici le texte des objectifs de la Fondation Aïdara Cherif sur le site de l'IRED.