Cherif Yancouba aà la radio

En ces temps d'espérance que constitue une nouvelle année, je pense en premier lieu à tous ceux qui, partout dans le monde, souffrent parce qu'ils ont faim, parce qu'ils n'ont pas les moyens de se faire soigner ou d'envoyer leurs enfants à l'école, A tous ceux qui sont victimes, non pas de l'injustice de la vie, mais de celle des hommes, et je forme des vœux pour que chacun prenne conscience que le seul bon chemin est celui de la solidarité

- entre bien portants et malades, entre jeunes et vieux, entre actifs et chômeurs, entre riches et pauvres -

car nous sommes toujours plus forts lorsque nous agissons ensemble.

La Fondation AÏDARA CHERIF continuera, quant à elle, comme elle le fait depuis plus de quinze ans, à apporter un soutien matériel à ceux qui sont sans travail et privés de l'espoir d'en trouver jamais dans leur propre pays.

L'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l'homme stipulait pourtant que « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage » et l'article 25 énonçait que « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ». Parce que nous aidons depuis plus d'une décennie précisément ceux qui n'ont droit à rien, nous avons conscience de l'abîme qui sépare la réalité du droit.

Mais, parce que l'espoir finit toujours par prendre le pas sur les faits, nous sommes également convaincus qu'il faut travailler sans relâche à insuffler davantage de justice dans les sociétés où nous vivons.

C'est pourquoi, la Fondation AÏDARA CHERIF continuera son action auprès de tous ceux qui sont écrasés et entravés par l'iniquité sociale qui prend racine dans l'égoïsme (causé par l'ignorance) des hommes. Je forme aussi des vœux pour que chacun se sente enfin réellement libre car la liberté, ce n'est pas seulement la possibilité qui serait donnée abstraitement, mais la puissance d'agir concrètement, celle de se nourrir, de se loger, de se soigner ou d'éduquer ses enfants.

Je forme des vœux pour que ceux qui dirigent les États et qui ont d'immenses responsabilités et des choix difficiles à faire, trouvent enfin des remèdes aux maux qui gangrènent les sociétés partout dans le monde, notamment la pauvreté croissante de millions de femmes et d'hommes et la destruction de l'environnement, sociétés dont ils ont ardemment souhaité prendre la charge.

Les peuples libres n'ont pas besoin d'aumône mais de travail, seul garant d'une autonomie financière, et par là, de dignité.

L'année 2013 devra être un tournant pour le continent africain, pour le Monde et nous devons agir dès aujourd'hui, main dans la main, associations, opérateurs économiques et gouvernements, pour le développement au service des plus déshérités afin que la justice sociale prenne le pas sur l'abus des profits de quelques-uns.

Œuvrons pour qu'ensemble en 2013, nous fassions reculer la misère et la faim.

J'adresse à tous, en mon nom et en celui du secrétaire général, Chérif Vieux Aïdara, des vœux de longue vie, prospérité et bonheur partagés.

Chérif Yancouba Aïdara Président-Fondateur de la Fondation AÏDARA CHERIF